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Conditions-cadres

Environnement macroéconomique

La situation financière et patrimoniale de Swisscom ainsi que sa performance sont déterminées dans une large mesure par l’environnement macroéconomique et, en particulier, par l’évolution de la conjoncture, des taux d’intérêt, des cours de change et du marché des capitaux.

Conjoncture

En 2016, la croissance économique a été légèrement plus marquée qu’en 2015. La progression des exportations nettes a notamment contribué à cette croissance. L’évolution économique générale est toujours influencée par la politique monétaire de la Banque nationale suisse et par celle de la Banque centrale européenne. Mesurée à l’aune des prix à la consommation, l’inflation a légèrement progressé. Mais sur le long terme, les taux d’inflation restent à un niveau très bas.

Une large part du chiffre d’affaires que Swisscom tire de la téléphonie et des services à haut débit provient des redevances mensuelles fixes peu sujettes aux aléas de la conjoncture. Par contre, le chiffre d’affaires généré par les projets menés avec la clientèle commerciale revêt un caractère plus cyclique.

Taux d’intérêt

Historiquement, le niveau général des taux en Suisse est inférieur à celui de la plupart des autres pays industrialisés. Pendant l’exercice sous revue, la politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS) et celle des Banques centrales européenne et américaine ont dicté le niveau et l’évolution des taux d’intérêt. Le 15 janvier 2015, la BNS a supprimé le cours plancher de CHF 1,20 pour EUR 1 et introduit dans la foulée des taux d’intérêt négatifs sur les avoirs en compte. Les rendements des obligations de la Confédération à 10 ans ont alors plongé en territoire négatif et se situaient même à moins 0,14% fin 2016.

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L’évolution des taux d’intérêt a des répercussions directes sur le montant des coûts de financement et influence l’évaluation des différents éléments des états financiers tels que les actifs, les provisions à long terme et les engagements de prévoyance. Swisscom a profité en 2016 également de la persistance des taux négatifs pour réaliser diverses transactions financières. Elle a ainsi souscrit à des conditions avantageuses trois emprunts d’un montant global de CHF 700 millions et présentant des durées comprises entre 11 et 16 ans. De plus, un placement privé de CHF 150 millions arrivé à échéance a pu être prolongé de 15 ans. La part des passifs financiers à taux variable se monte à 21%, et les charges d’intérêts de toutes les dettes financières se sont élevées en moyenne en 2016 à 1,9% (exercice précédent: 2,3%). Dans le passé, Swisscom a par ailleurs conclu des swaps de taux d’intérêt de longue durée, qui ne peuvent pas être classés dans la comptabilité de couverture (hedge accounting). Les variations des taux d’intérêt du marché peuvent donner lieu à des fluctuations ayant une incidence élevée sur le résultat des valeurs de marché comptabilisées au bilan.

Changes

Le 15 janvier 2015, la Banque nationale suisse (BNS) a annoncé la suppression du cours plancher CHF/EUR de 1,20, ce qui a provoqué une forte appréciation du franc suisse, surtout vis-à-vis de l’euro. Fin 2016, le taux de change CHF/EUR était de 1,07.

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Les répercussions nettes directes de l’évolution de la monnaie sur les activités opérationnelles de Swisscom en Suisse ne sont pas particulièrement importantes. La part des chiffres d’affaires réalisés en Suisse en monnaie étrangère est infime. Des risques liés aux transactions en devises (principalement EUR et USD) existent uniquement pour l’acquisition de terminaux et d’installations techniques ainsi que pour le paiement de redevances liées à l’utilisation de réseaux de téléphonie fixe et mobile étrangers par des clients de Swisscom (itinérance). Or, ces risques sont en partie couverts par des contrats à terme sur devises.

Swisscom opère ses financements essentiellement en francs suisses. Mais la part des passifs financiers en EUR s’est toutefois accrue progressivement au cours des trois dernières années, en raison notamment de l’émission d’emprunts, ce qui a permis une meilleure diversification des sources de financement. Fin 2016, les passifs financiers s’élevaient à CHF 8,5 mil­liards, dont 73% en CHF, 25% en EUR et 2% en USD. La conversion de devises de sociétés étrangères du groupe, notamment de Fastweb en Italie, influe sur la présentation du patrimoine et de la performance dans les comptes consolidés. Comptabilisées dans les capitaux propres du groupe, les différences cumulées découlant de la conversion de monnaies étrangères en provenance de filiales étrangères étaient inchangées par rapport à l’exercice précédent avant déduction des effets fiscaux en 2016, à savoir CHF 2,2 mil­liards. Une partie des engagements en EUR a été affectée comme couverture de change (hedging) des investissements nets dans Fastweb.

Marché des capitaux

Les marchés internationaux des actions se sont tassés en 2016. Le SMI, indice principal suisse, s’est replié de 6,8%. Swisscom conserve les excédents de trésorerie sous forme de liquidités et de placements monétaires à court terme et ne détient que peu d’investissements directs en actions ou sous d’autres formes de placement à long terme. Le patrimoine de quelque CHF 10 mil­liards de la fondation juridiquement indépendante comPlan – la caisse de pensions de Swisscom en Suisse – est investi en actions, en obligations et dans d’autres catégories de placement et est, par conséquent, soumis aux risques du marché des capitaux. Il en résulte un effet indirect sur la situation financière présentée dans les comptes consolidés de Swisscom.

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Environnement légal et réglementaire

Cadre juridique pour Swisscom

Swisscom est une société anonyme de droit public soumise au droit suisse. Son organisation est régie par la loi sur l’entreprise de télécommunications (LET), le droit des sociétés anonymes et ses statuts. Elle fonde son activité principalement sur la législation relative aux télécommunications et à la radiodiffusion. Swisscom est en outre soumise aux règles qui s’appliquent à l’ensemble de l’économie, notamment au droit de la concurrence. Enfin, en tant que société cotée en Bourse, elle se conforme au droit du marché des capitaux ainsi qu’à l’ordonnance du Conseil fédéral contre les rémunérations abusives dans les sociétés anonymes cotées en bourse (ORAb).

Loi sur l’entreprise de télécommunications (LET) et lien avec la Confédération suisse (Confédération)

Le 1er janvier 1998, l’ancienne entreprise des PTT a été scindée, en vertu de la loi, en deux entités distinctes: La Poste Suisse et Swisscom SA (d’où l’appellation «société anonyme de droit public»). La LET et les statuts prévoient que Swisscom fournit, en Suisse et à l’étranger, des services de télécommunication et de radiodiffusion ainsi que des produits et des services connexes. Conformément à la LET, la Confédération doit détenir la majorité du capital et des voix de Swisscom. Si la Confédération décidait de renoncer à sa position majoritaire, il faudrait procéder à une modification de la LET. Par ailleurs, Swisscom a l’obligation de négocier la conclusion d’une convention collective de travail avec les associations du personnel. Le Conseil fédéral définit, pour une durée de quatre ans, les objectifs que la Confédération se propose d’atteindre en tant qu’actionnaire principal. Ces objectifs portent sur la stratégie, les finances et la politique du personnel, mais aussi sur les coopérations et les participations. Ils sont publiés, afin de garantir la transparence vis-à-vis des autres actionnaires. Les objectifs de la Confédération sont intégrés aux objectifs stratégiques et opérationnels de l’entreprise fixés par le Conseil d’administration de Swisscom. Pour la période sous revue, ce sont les objectifs de 2014 à 2017 qui s’appliquent. Le Conseil fédéral a défini les objectifs financiers suivants:

  • Swisscom doit augmenter à long terme la valeur de l’entreprise. Elle doit afficher, en matière de rendement global (cette notion comprend la distribution du dividende et l’évolution du cours de l’action), une performance en rapport avec les entreprises de télécommunication comparables en Europe.
  • Swisscom doit mener une politique en matière de dividende conforme au principe de continuité et garantir un rendement de l’action attrayant par rapport à d’autres entreprises cotées en Bourse en Suisse. Ce faisant, elle doit tenir compte des exigences d’une activité durable en matière d’investissements, d’une part de fonds propres usuelle dans la branche et conforme aux risques ainsi que d’un accès toujours facile aux marchés des capitaux.
  • L’endettement net de Swisscom ne doit pas dépasser 2,1 fois l’EBITDA (résultat d’exploitation avant impôts, intérêts et amortissements). Des dépassements temporaires de cette valeur sont admis.

Le Conseil fédéral attend également de Swisscom qu’elle n’entame des coopérations (participations, alliances, créations de sociétés et autres formes de collaboration) que si celles-ci contribuent à augmenter durablement la valeur de l’entreprise, si elles peuvent être bien encadrées par la direction et si les risques potentiels sont suffisamment pris en compte. A l’étranger, Swisscom n’est pas autorisée à prendre des participations dans des sociétés de télécommunication ayant un mandat de service universel. Pour le reste, des participations à l’étranger sont possibles à condition qu’elles étayent l’activité principale en Suisse ou présentent une autre logique sur le plan stratégique et industriel.

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Loi sur les télécommunications (LTC)

La loi sur les télécommunications règle les conditions auxquelles les fournisseurs de services occupant une position dominante sur le marché sont tenus de mettre leur réseau à la disposition d’autres fournisseurs de services de télécommunication. Elle englobe un catalogue exhaustif des différentes formes d’accès et se limite, dans le domaine des raccordements, aux lignes de cuivre. Les services d’accès spécifiés dans la loi doivent être proposés à des conditions réglementées et en particulier à des prix déterminés par les coûts. Outre l’accès au réseau, la loi sur les télécommunications vise à garantir qu’un service universel sûr et d’un prix abordable soit fourni à toutes les catégories de la population et dans tout le pays. Le Conseil fédéral définit périodiquement l’étendue des prestations ainsi que les directives en matière de qualité et de prix. Le service universel garantit entre autres l’accès dans toute la Suisse à un raccordement à haut débit garantissant une vitesse de téléchargement d’au moins 2 Mbit/s. En 2007, la Commission fédérale de la communication (ComCom) a attribué à Swisscom, une concession de service universel qui court jusqu’en 2017. Jusqu’ici, Swisscom a rempli les exigences imposées par la concession relative au service universel, dans le respect des critères de qualité définis par la législation sur les télécommunications, sans réclamations ni demande d’indemnisations. Par ailleurs, la loi sur les télécommunications règle les modalités relatives à l’utilisation du spectre des fréquences de radiocommunication.

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Droit de la concurrence/loi sur les cartels

La loi sur les cartels interdit les accords interentreprises nuisibles à la concurrence. Elle sanctionne les pratiques abusives des entreprises occupant une position dominante et proscrit les regroupements d’entreprises ayant pour effet de supprimer la concurrence. Est notamment considérée comme pratique abusive la discrimination de partenaires commerciaux au moyen des prix ou d’autres conditions générales.

Voir sous www.admin.ch
Evolution réglementaire en Suisse en 2016
Procédures en cours fondées sur le droit des télécommunications et le droit de la concurrence

Ces dernières années, plusieurs procédures fondées sur le droit des télécommunications et le droit de la concurrence ont été engagées à l’encontre de Swisscom. La Commission de la concurrence (COMCO) a imposé une sanction à Swisscom pour abus de position dominante sur le marché des services ADSL durant la période allant jusqu’à fin 2007. Swisscom a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. Mais en octobre 2015, ce dernier a confirmé la décision de la COMCO et lui a infligé une amende de CHF 186 millions. Swisscom a recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. Dans une autre procédure touchant la diffusion d’événements sportifs en direct par la télévision payante, la COMCO a prononcé une sanction assortie d’une amende de CHF 72 millions à l’encontre de Swisscom pour comportement illicite dans la commercialisation de contenus sportifs. Swisscom a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. Enfin dans une troisième procédure, la COMCO a imposé à Swisscom une amende de CHF 8 millions pour abus de position dominante dans le domaine du haut débit à l’occasion de la mise en réseau de sites postaux. Swisscom a également déposé un recours contre cette décision de la COMCO auprès du Tribunal administratif fédéral. Des informations détaillées sur les procédures en cours figurent dans les notes 28 et 29 jointes aux comptes consolidés.

Service universel 2018 à 2023

Le 2 décembre 2016, le Conseil fédéral a approuvé la révision de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST), qui fixe le contenu du service universel en matière de télécommunication à partir de 2018. Dès cette date, les raccordements analogiques et numériques classiques seront remplacés par un raccordement multifonctionnel. De plus, le débit minimal de l’accès à internet sera relevé à 3000/300 kbits/s et les prestations pour les personnes souffrant de handicap seront élargies. La Commission fédérale de la communication (ComCom) a attribué à Swisscom la concession de service universel pour la période 2018 à 2023.

Révision de la loi sur les télécommunications (LTC)

Fin 2015, le Conseil fédéral avait ouvert une procédure de consultation concernant la révision de la loi sur les télécommunications (LTC). S’appuyant sur les résultats de cette consultation, il a confié au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) le soin de rédiger d’ici à septembre 2017 le message en vue de la révision de la LTC. Le projet de loi entend renforcer la protection des consommateurs et de la jeunesse, notamment en luttant contre les appels publicitaires abusifs ou la pornographie infantile, et en adoptant des dispositions visant à limiter les tarifs d’itinérance. Des propositions concrètes seront élaborées notamment en ce qui concerne l’obligation de transparence sur la neutralité des réseaux et la possibilité pour le Conseil fédéral de réglementer l’accès à des nouvelles technologies de réseau en cas de position dominante sur le marché. Les fournisseurs de services de télécommunication doivent en outre être déchargés sur le plan administratif, l’utilisation des fréquences assouplie et l’accès aux installations de bâtiment et aux données d’annuaires amélioré. Enfin, il convient de définir des normes relatives aux noms de domaine internet, aux appels d’urgence et à la communication dans les situations extraordinaires.

Différences réglementaires par rapport à l’Union européenne

Dans l’Union européenne (UE), l’autorité de régulation dispose de compétences fortes pour analyser les marchés et imposer aux entreprises détenant des parts de marché importantes des contraintes en matière de non-discrimination, de transparence et de formes d’accès (réglementation ex-ante). Le législateur suisse a refusé une réglementation aussi complète, étant donné que les conditions du marché en Suisse sont différentes de celles de la plupart des Etats membres de l’UE. En effet, la concurrence joue pour ainsi dire sur tout le territoire national entre Swisscom et les câblo-opérateurs. Les entreprises d’électricité locales et régionales ont également fait leur apparition sur le marché. De par sa situation, la Suisse requiert par conséquent une réglementation différente de celle qui prévaut dans des pays tels que la France ou l’Italie, où la concurrence en matière de plateformes ne s’est pas développée et où il n’existe souvent qu’un seul opérateur de réseau de raccordement.

Environnement légal et réglementaire en Italie
Cadre juridique pour Fastweb

En tant que membre de l’Union européenne, l’Italie est tenue d’harmoniser sa législation nationale avec le droit européen. L’autorité de régulation italienne des télécommunications, l’Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM), a pour attribution d’imposer aux entreprises des directives émanant des autorités, sur la base d’une analyse spécifique des marchés réalisée par la Commission européenne. Les projets relatifs à de tels règlements ou dispositions doivent être soumis à la Commission européenne ainsi qu’aux autorités de régulation des autres Etats membres, qui peuvent prendre position sur le projet ou opposer leur veto. La marche des affaires de Fastweb, filiale italienne de Swisscom, est donc fortement influencée par le droit européen et par le droit italien dans le domaine des télécommunications.

Evolution de la réglementation en Italie en 2016

En 2016, l’AGCOM a mené des consultations publiques relatives à l’autorisation des offres de référence de Telecom Italia (TIM) pour les services de dégroupage, bitstream, NGA (New Generation Access Network) et WLR (Wholesale Line Rental) pour la période 2015 à 2016. Les décisions définitives devrait tomber durant le premier semestre 2017.

L’AGCOM a terminé en 2016 l’analyse de marché sur les frais de terminaison sur les réseaux fixe et mobile; elle a défini des plafonds pour la terminaison, d’une part pour les services mobiles sur la période 2015 à 2017 et d’autre part pour les services du réseau fixe sur la période 2017 à 2019. Dans les deux cas, l’obligation d’orientation sur les coûts et de traitement équitable a été conservée, mais la possibilité a été donnée aux opérateurs d’appliquer des frais de terminaison différents pour les appels en provenance d’états non-membres de l’UE, conformément au principe de la réciprocité. Les Full-Service MVNO seront également soumis aux frais de terminaison réglementés à l’avenir.

Parties prenantes de Swisscom

Le dialogue avec les parties prenantes varie en fonction de la nature de la relation et des intérêts particuliers de chaque partie prenante. La taille de la partie prenante concernée joue également un rôle important dans les types et les possibilités de dialogue.

Clients

Swisscom s’enquiert systématiquement des besoins et de la satisfaction de ses clients privés. Les Customer Relation Managers enregistrent ainsi les attentes de leurs interlocuteurs directement lors d’un contact avec le client. Des études représentatives sur la satisfaction de la clientèle sont par ailleurs menées régulièrement. Elles cherchent notamment à déterminer dans quelle mesure les clients perçoivent Swisscom comme une entreprise responsable vis-à-vis de l’environnement et de la société.

Les clients commerciaux font, quant à eux, l’objet d’enquêtes trimestrielles portant notamment sur les questions de développement durable. Swisscom entretient en outre des contacts réguliers avec les associations de consommateurs dans toutes les régions linguistiques et anime différents blogs ainsi que des plateformes de discussion en ligne. Globalement, les enquêtes font ressortir que les clients souhaitent bénéficier d’un bon service, d’une politique de prix attrayante, d’une certaine transparence sur le marché, d’un marketing responsable, d’une desserte de l’ensemble du territoire, d’un réseau stable, de technologies de communication à faible rayonnement et de produits et services durables.

Actionnaires et bailleurs de fonds tiers

En plus de l’Assemblée générale annuelle, Swisscom favorise les échanges réguliers avec ses actionnaires à l’occasion de présentations aux analystes, de roadshows et de conférences téléphoniques. Elle échange des informations régulières avec les représentants de la Confédération suisse (Confédération), qui est actionnaire majoritaire. De surcroît, elle entretient depuis des années des contacts ciblés avec de nombreux bailleurs de fonds tiers et autres agences de notation. Actionnaires et bailleurs de fonds tiers attendent avant tout de Swisscom qu’elle fasse preuve de stabilité, de rentabilité et d’innovation.

Autorités/riverains

Swisscom mène un dialogue intensif avec les autorités fédérales, les cantons et les communes, notamment en ce qui concerne le développement de l’infrastructure de réseau. Les applications de données mobiles connaissent une popularité grandissante auprès de la clientèle. S’il est évident que la communication mobile est utilisée et appréciée, le développement de l’infrastructure requise fait parfois l’objet de controverses.

Le développement du réseau se trouve donc à la croisée de divers intérêts. Depuis des années, Swisscom entretient le dialogue avec les autorités communales et les riverains à propos de la planification du réseau. Cette approche permet, lors de projets de construction, de proposer le cas échéant aux personnes concernées d’autres emplacements appropriés. Swisscom et les autorités entretiennent également des échanges réguliers sur d’autres thèmes et dans d’autres contextes; par exemple dans le cadre du séminaire de deux jours «Internet à l’école» organisé chaque année, auquel sont conviés les responsables TIC des directions cantonales de l’instruction. Les autorités, pour leur part, estiment qu’il est du devoir de Swisscom d’assumer pleinement ses responsabilités vis-à-vis du public et plus particulièrement à l’égard des jeunes.

Législateur

Swisscom s’intéresse aux questions politiques et réglementaires et entretient un dialogue régulier avec les autorités, les partis politiques et les associations. Elle s’investit de manière constructive dans le cadre de procédures législatives importantes.

Fournisseurs

Les services des achats de Swisscom passent régulièrement en revue les relations avec leurs fournisseurs. Ils analysent les résultats des évaluations, formulent des conventions d’objectifs et vérifient l’exécution des prestations. Une fois par an, les services des achats rencontrent les principaux fournisseurs de Swisscom à l’occasion du Key Supplier Day. Ils discutent notamment de la réduction des risques et de la responsabilité de chacun dans la chaîne d’approvisionnement. Pour le dialogue avec les fournisseurs globaux, Swisscom s’appuie en outre sur des coopérations sectorielles internationales.

Médias

Swisscom mène un dialogue nourri avec les journalistes, sept jours sur sept. Son travail avec les médias s’appuie sur les principes déontologiques du journalisme. En parallèle du travail effectué par le service médias, les représentants de la Direction s’entretiennent régulièrement avec les journalistes et se tiennent à leur disposition pour des interviews et des entretiens de fond.

Collaborateurs et représentation du personnel

Par de nombreuses plateformes et mesures de communication ainsi que par une culture d’entreprise adaptée, Swisscom encourage en outre le dialogue et l’échange avec les collaborateurs. En 2016, l’opérateur a mis en place une nouvelle forme d’enquête auprès des collaborateurs, plus conforme aux exigences de l’organisation. Réalisée trois fois par an, cette nouvelle enquête permet à chaque collaborateur, aux différentes équipes et à l’ensemble de l’organisation, de réagir au feedback et de mettre en œuvre les améliorations.

Contribuer à façonner l’avenir de Swisscom est l’une des principales fonctions de la représentation du personnel, Deux fois par an, l’entreprise organise une table ronde avec les représentants du personnel. Les requêtes de collaborateurs concernent avant tout le partenariat social, la formation professionnelle et continue, la diversité (Diversity), la santé et la sécurité au travail. Swisscom mène le dialogue «Allô l’avenir», consacré aux thématiques du développement durable, avec les équipes de toutes les unités d’organisation. Dans le cadre de ce dialogue, elle informe les collaborateurs de son engagement en faveur du développement durable et les exhorte à appliquer les mesures en la matière au quotidien.

Partenaires et ONG

Swisscom attache beaucoup d’importance aux échanges avec ses partenaires dans le cadre de différents projets, notamment avec le WWF, myclimate, la Fondation Suisse pour la Protection de l’Enfant, Pain pour le prochain / Action de Carême et des organisations qui s’occupent des besoins spécifiques des populations concernées. Les partenaires et ONG apprécient tout particulièrement le partenariat actif et l’engagement à la fois social et écologique défendus par Swisscom. Le site Web de Swisscom présente un aperçu des parties prenantes respectives.

Public

Les contacts avec le public ont lieu à l’occasion de salons, d’événements et de manifestations, directement par le biais des médias sociaux ou du site Internet de Swisscom, via des enquêtes réalisées auprès de la population ou, comme en 2016, par l’intermédiaire de l’Energy Challenge. Il s’agit d’une action menée par l’Office fédéral de l’énergie, à laquelle Swisscom participe en qualité de partenaire principal.

Développement du marché des services de télécommunication et des services informatiques

Marché suisse des télécommunications

Le marché suisse des télécommunications est très développé en comparaison internationale. Il se caractérise par l’innovation ainsi que par la diversité de son offre de services ayant trait à la transmission de la voix et des données. On estime que le marché suisse des télécommunications pèse au total quelque CHF 12 mil­liards. Il est marqué par la progression de la numérisation et de la mise en réseau. Outre les entreprises de télécommunication nationales établies, de nouveaux concurrents actifs à l’échelle internationale s’y implantent de plus en plus. Ces prestataires mettent à disposition des services basés sur Internet, gratuits ou payants, incluant la téléphonie, des services de messagerie ou de streaming. Les solutions cloud jouent par ailleurs un rôle toujours plus important, engendrant un phénomène de migration vers Internet des espaces de stockage, de la puissance de calcul, des logiciels et des services. Tous ces développements entraînent une hausse fulgurante de la demande de bandes passantes élevées offrant un accès à haut débit de qualité aux données et aux applications. La sécurité et la disponibilité permanente des données et des services deviennent cruciales. Elles requièrent la mise en place d’infrastructures modernes et performantes. C’est pourquoi Swisscom investit dans les réseaux de demain, tant fixes que mobiles. Swisscom commercialise par ailleurs des offres combinées reposant sur diverses technologies et incluant un raccordement fixe à haut débit pour la téléphonie, Internet et la télévision ainsi qu’un raccordement mobile. Le marché suisse des télécommunications s’articule donc autour de quatre segments d’importance pour Swisscom: la communication mobile, le haut débit, la télévision et le réseau fixe.

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Marché de la communication mobile

En Suisse, il existe trois réseaux de communication mobile indépendants qui couvrent une vaste partie du pays et leurs exploitants respectifs y commercialisent leurs produits et services maison. En outre, d’autres acteurs du marché, en tant que MVNO (Mobile Virtual Network Operator), proposent leurs propres offres de communication mobile. Swisscom met elle aussi son réseau de communication mobile à la disposition d’opérateurs tiers, qui peuvent ainsi commercialiser leurs propres produits et services à leurs clients.

En raison de sa forte pénétration, le marché de la communication mobile en Suisse arrive à saturation. Le nombre de raccordements mobiles (cartes SIM) en Suisse s’est stabilisé fin 2016 à un total de 11 millions environ. Comme l’an dernier déjà, le nombre d’abonnements (formules Postpaid) a augmenté, tandis que celui des formules Prepaid s’est inscrit en recul: la part des produits Postpaid est maintenant d’environ 65% (environ 62% l’an passé). Le taux de pénétration des raccordements mobiles en Suisse est toujours supérieur à 130%.

Pour pouvoir offrir à sa clientèle une expérience optimale, Swisscom équipe en permanence son réseau de communication mobile des toutes nouvelles technologies. La concurrence sur le marché suisse de la communication mobile est toujours dynamique, comme le montrent les adaptations du portefeuille d’offres par les acteurs du marché au cours de l’année 2016. Swisscom a ainsi introduit de nouveaux abonnements de communication mobile baptisés Natel infinity 2.0, qui offrent un éventail de prestations plus large au client. Ils permettent de téléphoner et d’envoyer des SMS vers tous les réseaux suisses et de surfer sur Internet de manière illimitée, moyennant un tarif forfaitaire. Les diverses offres se distinguent les unes des autres principalement par le débit proposé pour le trafic de données et par le nombre de jours d’utilisation et le volume de données inclus pour un séjour à l’étranger. Désormais, il est possible de souscrire un abonnement sans achat d’appareil et d’acquérir un appareil en profitant du paiement échelonné sans intérêts. Swisscom propose aux utilisateurs occasionnels des offres à prépaiement sans redevance mensuelle d’abonnement.

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En 2016, la part de marché de Swisscom a atteint 60% (Postpaid 63%, Prepaid 55%), ce qui correspond à une hausse de 1% par rapport à l’année précédente. Cette progression s’explique par un recul moins marqué des clients Prepaid chez Swisscom que chez d’autres concurrents. Sous l’effet de la concurrence, les prix des services de communication mobile ont continué de baisser en 2016, à l’instar des années précédentes.

Réseau fixe

La Suisse est presque entièrement raccordée à des réseaux haut débit filaires. Outre les réseaux fixes des opérateurs de télécommunications, on y trouve aussi les réseaux câblés de câblo-opérateurs. De plus, au niveau régional, de nouveaux acteurs comme les services industriels de certaines villes et communes construisent et gèrent des réseaux à fibre optique de manière autonome. Afin de satisfaire les exigences de plus en plus élevées en matière de réseau, Swisscom transforme son réseau fixe existant en un réseau à très haut débit performant basé sur les technologies ultramodernes que sont la fibre optique et la technologie IP. Car le raccordement à haut débit filaire est devenu le raccordement de base du client. Il constitue ainsi le socle sur lequel repose une offre de produits variés proposés par des concurrents suisses ou actifs à l’échelle mondiale. Dans le secteur de la téléphonie fixe, Swisscom commercialise non seulement des produits individuels, mais encore diverses offres combinées adaptées aux besoins des clients, qui incluent la télévision et/ou la téléphonie fixe en plus du raccordement à haut débit.

Marché du haut débit

En Suisse, les infrastructures basées sur les réseaux des opérateurs de télécommunication et ceux des câblo-opérateurs sont les techniques d’accès les plus répandues pour les raccordements à haut débit. Fin 2016, le nombre de raccordements à haut débit du segment Retail en Suisse s’élevait à environ 3,7 millions, ce qui correspond à environ 85% des ménages et des commerces.

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Le nombre de raccordements à haut débit a progressé d’environ 3% en 2016 (4% en 2015). Mais contrairement à l’année précédente, la croissance des raccordements à haut débit des câblo-opérateurs a été plus faible que celle des raccordements à haut débit des opérateurs de télécommunication. Les raccordements des opérateurs de télécommunication ont représenté plus des trois quarts des nouveaux accès en 2016, ce qui porte leur part de marché, rapportée au nombre total de raccordements haut débit, à 67% (exercice précédent: 66%), dont 54% (exercice précédent: 54%) ont été acquis par des clients de Swisscom, tandis que 13% (exercice précédent: 12%) étaient liés à des offres wholesale de Swisscom et à des raccordements téléphoniques entièrement dégroupés.

Marché de la télévision

En Suisse, les modes de transmission des signaux TV sont le câble, le haut débit, le satellite, l’antenne (terrestre) et la communication mobile. Le marché suisse de la télévision est presque entièrement numérisé, étant donné que la diffusion des signaux TV analogiques sur tout le territoire a été arrêtée entre-temps. La télévision haute définition (Full HD) est devenue la norme. Depuis le printemps 2016, Swisscom permet même la réception de signaux TV à ultra-haute définition (UHD) sur son réseau. La technologie UHD, qui succède au Full HD, fournit une qualité d’image presque quatre fois supérieure. L’offre de programmes UHD est cependant toujours dans sa phase de lancement.

Le marché suisse de la TV se caractérise par la diversité des offres proposées par les acteurs nationaux du marché. Plusieurs entreprises internationales cherchent en outre à s’implanter sur le marché suisse de la télévision. Elles proposent des services TV ou de streaming qui peuvent être utilisés via un raccordement à haut débit existant, indépendamment du fournisseur d’accès. En 2016, la dynamique concurrentielle s’est surtout intensifiée dans le domaine des contenus télévisuels. En témoigne la réattribution des droits de retransmission pour les championnats nationaux et internationaux de football et de hockey sur glace. La chaîne de télévision payante Teleclub, filiale de Swisscom, s’est ainsi vu attribuer les droits de retransmission des ligues de football à partir de la saison 2017/2018, comme les années précédentes, tandis que des câblo-opérateurs nationaux ont décroché les droits de retransmission des ligues de hockey sur glace, actuellement détenus par Teleclub, à partir de la saison 2017/2018.

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Près de 90% des raccordements TV sont mis à disposition via le réseau câblé ou le réseau haut débit. Swisscom a régulièrement augmenté sa part de marché ces dernières années grâce à son offre de télévision numérique Swisscom TV. Fin 2015, elle est même devenue numéro un du marché pour finalement atteindre 32% de part de marché fin 2016 (29% en 2015).

Marché de la téléphonie fixe

La téléphonie fixe repose essentiellement sur les raccordements au réseau fixe des fournisseurs de télécommunication et des câblo-opérateurs. Le nombre de raccordements au réseau fixe de Swisscom ne cesse de reculer: cette évolution s’est poursuivie en 2016, le nombre de raccordements de téléphonie fixe diminuant de quelque 7% à 2,3 millions. Ce recul s’explique principalement par la substitution de la téléphonie fixe par la communication mobile.

Marché suisse des services informatiques

En 2016, le marché informatique a atteint une valeur totale de CHF 8,6 mil­liards. En 2019, le volume total de ce marché devrait avoisiner CHF 9,3 mil­liards. Swisscom estime que la plus forte croissance devrait intervenir dans le domaine du Business Process Outsourcing (BPO) et dans celui des services orientés sur les projets d’infrastructure et sur les applications, en particulier dans les domaines Cloud et Security. Cette croissance est stimulée par la multiplication des projets TIC lancés à l’initiative des entreprises. En l’occurrence, les clients s’attendent en général à pouvoir disposer de services spécifiques à leur branche ou à leurs processus, assortis d’un conseil approprié.

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Les mouvements sur le marché et les innovations informatiques constituent de nouvelles opportunités pour Swisscom. Comptant parmi les rares fournisseurs de solutions complètes de numérisation, Swisscom aide les entreprises à améliorer l’expérience client, à simplifier et à automatiser les processus et à y intégrer les solutions existantes. Parallèlement, elle développe avec eux de nouveaux services informatiques dans le cadre d’un processus de co-création. Swisscom s’impose ainsi comme le moteur de la numérisation au sein de l’économie suisse. Avec environ 9% de part de marché, elle continue de figurer au nombre des principaux fournisseurs de services informatiques de Suisse.

Marché italien du haut débit

Le marché italien du haut débit basé sur le réseau fixe, qui génère un chiffre d’affaires de l’ordre d’EUR 13 mil­liards, est le quatrième plus important en Europe. Contrairement à la plupart des autres pays européens, l’Italie ne recense aucun câblo-opérateur de renom proposant des services à haut débit. Quelque 55% des foyers et des commerces en Italie ont accès à des services à haut débit basés sur le réseau fixe; le taux de pénétration du haut débit y est donc nettement inférieur à la moyenne européenne mais l’acceptation s’accélère, stimulée principalement par l’utilisation de nouveaux réseaux à fibre optique et par l’utilisation grandissante de services en ligne tels que le streaming ou les jeux en ligne. Le marché italien se caractérise toujours par une offre de produits combinés qui associent services à haut débit et services vocaux. Les offres convergentes regroupant téléphonie fixe et communication mobile sont du reste de plus en plus prisées. En raison du contexte très concurrentiel, le marché est soumis à une forte pression sur les prix. Les services à très haut débit se sont démocratisés et couvrent aujourd’hui plus de 50% du pays. L’un des leaders de marché de la fibre optique/du VDSL est Fastweb. Premier producteur et fournisseur d’électricité d’Italie, Enel a fondé une nouvelle société (Enel Open Fiber) afin de mettre à disposition un accès à la fibre optique dans certaines villes italiennes et, en qualité d’exploitante, de vendre celui-ci comme prestation préalable à des entreprises de télécommunication. En 2016, le gouvernement a mis au concours plusieurs mandats publics pour la réalisation de nouveaux réseaux à fibre optique publics, afin d’assurer la couverture d’ici 2020 de régions négligées par le marché.

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Avec une part de marché de 16%, Fastweb est l’un des principaux fournisseurs en Italie. Pour les prestataires de services, une présence durable dans tout le pays se révèle plus que jamais capitale, eu égard à la complexité des produits et des services. Le développement des réseaux à haut débit se poursuit sans relâche en Italie: Fastweb et Telecom Italia entendent collaborer pour la pose de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH). D’ici 2020, 13 millions des ménages et commerces, soit la moitié d’entre eux, devraient ainsi être raccordés au très haut débit en Italie. Fastweb a en outre décidé d’étendre son réseau de distribution, d’accroître l’efficacité de sa structure de détaillants et d’augmenter ses investissements dans ses propres points de vente dans les principales villes d’Italie.